vendredi 6 novembre 2009
PEUR
Écrit en 2005
"La peur est la seul chose qui nous empêche d'être ce que l'on veut être. La peur nous enchaîne, nous emprisonne, nous persécute tous les jours et il n'y a aucun moyen de l'en empêcher. Nous devons vivre avec nos peurs, nos démons, mais comment faire quand ils sont trop importants ? Nous ne pouvons pas fuir la peur, mais on à le choix entre l'ignorer ou la combattre.
L'ignorer, c'est accumuler cette peur jusqu'à ce qu'elle explose ou nous détruise alors que la combattre, c'est pousser ses limites au maximum et ensuite pouvoir faire face à des situations qui nous était difficiles.
En fait, si je n'avais pas peur, je ne serais pas ici, je serais au lycée, avec des amis, je participerais à l'oral et je ne me découragerais pas car la peur décourage. La peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur, d'être exclue, ignorée, détestée, tout cela constitue mes peurs tous les jours, et j'essaye de les combattre. Mais le pire, c'est d'avoir peur de combattre sa propre peur."
mardi 1 septembre 2009
Aie aie aie...
J'ai mal à la tête !
Maman :
Ne fait pas trop d'ordi, mon canard.
Moi :
Trop tard, je suis atteind d'un double cancer du cerveau, snif...
Voilà ce qui arrive quand on fait trop de T.I.
samedi 17 septembre 2005
Première hospitalisation
Commencé à 11h45
"Je me suis levée, pour la première fois réveillée par mon réveil à 6h15, alors que d'habitude, je suis réveillée au plus tôt à 4h30 et je me mets à stresser. Là, ça allait bien. Je m'habille, je prends mes médicaments et j'attends que ma mère se lève. A ce moment, il est 6h25. Ma mère se lève à peu près à 6h35, après elle va déjeuner et moi, je la suis. On discute pendant que je me force à manger une barre céréalière. 7h00 arrive et là, je me mets à pleurer. Ma mère me serre dans ses bras et je me dis que ça va passer. Je sors dans le couloir. Il y a le voisin qui est là, alors je me force à sourire et j'arrête de pleurer. Après, je pars sur le chemin du lycée. Tout le long, je pleure, j'ai peur et je veut revoir ma mère. J'essaye de me persuader que j'y arriverai, que je ne dois pas faillir sinon mon père me rejettera, ma mère sera très mal. Je culpabilise. Et je pense que je préfère mourir que d'aller au lycée, alors je pense à une hospitalisation. Je rebrousse chemin. Je culpabilise encore plus. J'ai mal au coeur, je n'arrête pas de tousser et je m'essouffle rapidement alors que je ne cours pas. A un moment donné, je m'arrête et je vomis une première fois dans l'herbe, puis une deuxième fois un peu plus loin, toujours dans l'herbe. Je remonte à la maison et j'explique que j'ai vomi, que je n'arrête pas de pleurer et que j'ai peur. Elle se met à pleurer et je ne sais pas quoi faire. Finalement, elle décide de m'emmener à l'infirmerie de l'école. L'infirmière m'a parlé mais j'étais tellement mal que je ne me rappelle de rien de ce qu'elle aurait pu dire. Elle a appelé Madame Grisot (maintenant je le regrette) et elle nous a envoyé à l'hôpital. Là-bas, on m'a pesé et mesuré. Madame Grisot est arrivée et elle m'a OBLIGE de rester à l'hôpital jusqu'à 4h00 "et je vais vous faire faire une activité de dessin et poterie à 1h30". Je suis dans une chambre avec une autre jeune fille à qui je n'ai pas l'intention de lui adresser la parole comme me l'a conseillé fortement Madame Grisot. Je n'aime pas qu'on me force la main. Je n'arrête pas de pleurer. Je me suis un peu calmée en écrivant. Comment les gens peuvent-ils me dire ce que je préférerais ou pas faire. Tout ce que je voulais, c'est être tranquille. J'en ai marre, je suis fatiguée."
Fini 12h25


